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Tilli Tanit : Quand l’art du fil préserve le patrimoine tunisien

Tilli Tanit est une entreprise sociale, un espace de co-création et co-production de broderie entre les brodeuses et les jeunes créateurs à Mahdia fondée par Nejib Bel Hadj.

Ce jeune entrepreneur tunisien a voulu que son projet permette l’autonomie des brodeuses de sa région, valorise les jeunes stylistes, responsabilise les consommateurs et enfin et assure la transmission du savoir-faire en voie de disparition, tout en étant économiquement viable. Sa démarche n’est pas celle d’un commerçant classique car ce qui compte pour lui n’est pas le gain mais la valorisation de cet artisanat. « Il faut se donner les moyens de réussir, et travailler sans compter. Mais la clé, c’est de croire en ce qu’on fait et je sais qu’il y a beaucoup de jeunes capables eux aussi de se lancer dans de telles aventures. »

En effet, de tout temps, la broderie a suscité la créativité et a tissé des rapports privilégiés avec l’art. On remarque, aujourd’hui, un retour au fait main et à la notion de temps, gage d’authenticité. Naturellement, la broderie tire son épingle du jeu et inspire les créatifs, comme en témoignent les œuvres de Tilli Tanit.

Tilli Tanit est donc une entreprise sociale assurant des conditions de travail et des rémunérations respectables pour les brodeuses et créateurs de Mahdia afin de sauvegarder et pérenniser le savoir-faire traditionnel local à savoir la broderie.

En puisant dans ces techniques ancestrales et en les innovant, il en résulte des créations modernes déclinées en vêtements, accessoires et linge de maison. De superbes créations héritées de notre patrimoine et modernisées finement.

Aujourd’hui, Nejib est en contact avec une maison de haute couture en France pour y loger ses créations et pourquoi pas un jour sa marque. Son désir de développer sa gamme, d’agrandir son atelier et de recruter plus d’artisanes est intact. Quant à connaître son secret de réussite. C’est simple, il n’en cite qu’un seul : aimer son métier et s’ouvrir aux marchés étrangers.

« Je vénère les mains qui brodent », a-t-il conclu. Il ne saura leur rendre meilleur hommage. La broderie retrouve ses lettres de noblesse, portée par une génération de jeunes artistes qui transforment ce savoir-faire traditionnel en support d’expression.

Par Oumayma.Z

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