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Bibliothèque vivante : emprunter « une personne » plutôt qu’un livre pour écouter l’histoire de sa vie

Dans certains pays, il existe des bibliothèques où vous pouvez emprunter une personne plutôt qu’un livre pour écouter l’histoire de sa vie. Les bibliothèques sont une des meilleures inventions de l’humanité. La valeur d’un livre est énorme. En 2000, au Danemark, un projet innovant et brillant a été lancé par Ronni Abergel : une bibliothèque d’êtres humains, où il est possible d’emprunter une personne pendant une demi-heure et d’écouter son histoire.

L’initiative s’est vite propagée ailleurs grâce à l’organisation The Human Library. L’un des objectifs est de lutter contre les préjugés : chaque personne a un titre comme ′′chômeur », ′′Refugié « , ′′ Bipolaire « , mais en écoutant leur histoire, vous réalisez à quel point les préjugés sont la raison des sots.

Actuellement, l’organisation est active dans cinquante pays et certaines bibliothèques, par exemple en Corée du Sud et en Tasmanie, sont permanentes, tandis que d’autres ne sont aménagées que temporairement.

Il s’agit d’une méthode innovante, simple et concrète pour promouvoir le dialogue, réduire les préjugés, casser les stéréotypes et favoriser la compréhension entre les personnes de différents âges, sexe, styles de vie et arrière-plan culturel.

La bibliothèque vivante se présente comme une vraie bibliothèque, avec les bibliothécaires et un catalogue de titres à choisir, la différence réside dans le fait que pour lire les livres, il ne faut pas parcourir les pages parce que les livres sont des gens en chair et os. Ces livres vivants sont empruntés pour la conversation : chaque lecteur choisit son livre.

Les livres vivants sont des gens conscients qu’ils appartiennent à des minorités soumises à des stéréotypes et à des préjugés. Souhaitant les écarter, ils se rendent disponibles pour discuter de leurs expériences et de leurs valeurs avec d’autres.

Les titres sont volontairement très directs, comme ′′ fille lesbienne », ′′ femme islamique au voile », ′′émigré albanais », précisément pour susciter les réactions émotionnelles des lecteurs potentiels en activant leur curiosité, mais aussi les stéréotypes et les préjugés. La bibliothèque vivante offre aux lecteurs l’occasion d’entrer en contact avec des personnes à qui ils n’auraient pas l’occasion de se confronter. La rencontre rend concrète et unique la personne que l’on a devant nous, qui arrête donc d’être perçue comme représentant d’une catégorie sur la base d’une généralisation, mais est reconnue dans son unicité, une personne qui ne représente que Expérience et Histoire.

Par Oumayma.Z

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